Des insectes riches en protéines et en vitamines

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La consommation d’insectes (entomophagie) inspire généralement méfiance, peur et dégoût. Notre éducation et notre culture nous ont amenés à déconsidérer leur intérêt culinaire alors qu’ils représentent une source alimentaire qui pourrait profiter à tous tout en répondant aux exigences liées à l’évolution démographique.

En Afrique centrale en général et au Cameroun en particulier, la consommation d’insectes est très répandue dans les populations rurales à cause de leur abondance. On en trouve partout : grillons, termites et criquets sont parmi les plus populaires et les plus nourrissants.

Qu’en est-il de la consommation des insectes ailleurs qu’en Afrique?

Les insectes glissent une (timide) patte dans les assiettes européennes. Après Amsterdam, Londres, Berlin et Copenhague, Paris s’ouvre à l’entomophagie. Depuis le samedi 12 octobre dernier, un bar de la capitale offre cinq bouchées de sauterelles, vers et punaises. A Nice, c’est le chef David Faure, une étoile au Michelin, qui a lancé en avril (2012) un menu déroutant combinant, entre autres, foie gras poêlé et croustillant de grillons.

Jusqu’à présent, la consommation d’insectes sur le Vieux Continent était restreinte à un public d’amateurs de nouvelles sensations. Désormais, elle essaime à une plus large échelle tandis que la profession s’organise : aux Pays-Bas, un Centre international des insectes a vu le jour, réunissant une quinzaine d’entreprises et d’universités engagées dans la production d’insectes pour l’alimentation humaine et animale.

Une entrée composée d’insectes

Il est souligné dans un article paru dans le Journal de Montréal que « de la poudre 100 % grillons a fait son apparition sur les tablettes des magasins Provigo partout au Québec ».

Dans ce même journal, trois étudiants qui commencent un élevage de vers destinés à la consommation humaine expliquent que manger des insectes plutôt que du bœuf est meilleur pour la santé et pour l’environnement.

À l’insectarium de Montréal, des séances de dégustations d’insectes sont organisées tous les étés. Des menus à base d’insectes sont concoctés par les chefs, comme le cornet de crème glacé molle trempé de chocolat aux termites.

L’insecte est-il plus nourrissant que la viande ?

La plupart des insectes apportent les mêmes éléments nutritionnels que la viande : énergétiques sous forme de graisses et de lipides et des taux de protéine importants du même type que les protéines bovines.

Les termites, par exemple, arrivent en tête des aliments riches en fer, derrière les lentilles. La chitine, qui est la matrice constitutive de la carapace des insectes, que l’on retrouve dans les champignons, a d’excellentes propriétés antimicrobiennes.

La FAO encourage l’élevage et la consommation d’insectes

Selon le magazine Le Monde Planète dans son édition du 13 mai 2013, les insectes, qui se reproduisent rapidement, « présentent des taux de croissance et de conversion alimentaire élevés et ont un faible impact sur l’environnement pendant tout leur cycle de vie », note l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En outre, les insectes « sont nutritifs, avec une teneur élevée en protéines, matières grasses et minéraux » et « peuvent être consommés entiers ou réduits en poudre ou pâte et incorporés à d’autres aliments », précisent les experts de l’ONU.

Alors, devons-nous encore hésiter avant de consommer les insectes pour notre alimentation à cause de notre éducation?

FAO insectes

 

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