Le chardon-Marie, un détox redoutable pour notre organisme

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Le chardon-Marie (Sylibum marianum), encore appelé artichaut sauvage, est une plante historique utilisée depuis le Moyen-âge pour traiter les troubles digestives (dyspepsie), les maladies du foie comme les intoxications, les hépatites et la cirrhose, ainsi que les troubles de la vésicule biliaire. Certaines femmes qui allaitent l’utilisent aussi pour stimuler la lactation.

Le chardon-Marie doit son nom à une légende selon laquelle la Vierge Marie, voyageant d’Égypte en Palestine, aurait donné le sein à l’enfant Jésus près d’un bosquet de chardons. Quelques gouttes de son lait tombèrent sur les feuilles, créant les nervures blanches caractéristiques à cette espèce. Lorsque les feuilles de cette plante sont brisées, une sève laiteuse en sort.

Les effets thérapeutiques de la plante proviennent d’une substance active appelée silymarine dont le composé principal est la silibinine. La silymarine est particulièrement concentrée dans les graines mûres. De l’avis des cliniciens qui s’en servent dans leur pratique, la silymarine peut régénérer les tissus abîmés du foie en plus de protéger cet organe contre les effets des toxines naturelles (champignons, venin de serpent, piqûres d’insectes, alcool, etc.) ou synthétiques (solvants, produits de nettoyage, médicaments, etc.).

Cet article est rédigé à des fins d’information seulement et ne doit pas être utilisé pour remplacer le diagnostic d’un professionnel de la santé ou les traitements qu’il prescrit. N’oubliez pas de toujours consulter votre médecin avant de prendre toute décision relative à votre santé.

Usages reconnus du chardon-Marie

Maladies du foie. La Commission Européenne a approuvé, en 1989, l’usage de l’extrait normalisé à 70-80 % de silymarine pour traiter les intoxications hépatiques et comme adjuvant en cas d’hépatite et de cirrhose du foie. En 2002, l’Organisation mondiale de la santé reconnaissait sensiblement les mêmes usages.

Dyspepsie. La Commission Européenne et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) reconnaissent l’usage des graines de chardon-Marie pour soigner la dyspepsie. Jusqu’à récemment, à l’instar des herboristes, les médecins de formation classique soignaient généralement la dyspepsie à l’aide de substances amères, comme celles qu’on retrouve dans le chardon-Marie. En Europe, cette plante fait partie de plusieurs préparations pharmaceutiques destinées au traitement de divers troubles digestifs d’origine hépatique et biliaire.

Selon le site selection.ca, le chardon-Marie a la propriété de protéger les cellules du foie (les hépatocytes) et de favoriser le processus de détoxication. On peut le considérer comme un garde-barrière régulant la quantité de toxines que le foie métabolise en permanence. Cette plante est en effet capable de prévenir la diminution du glutathion. Cette substance est indispensable aux processus de détoxication de l’organisme, et le chardon-Marie peut même augmenter sa teneur de 35 %.

Le  chardon-Marie contribue ainsi à aider l’organisme à éliminer les toxines, différentes substances médicamenteuses et les polluants chimiques de toute sorte. De plus, dans la mesure où l’abus d’alcool entraîne une diminution du taux de glutathion, le chardon-Marie contribue à protéger le foie des alcooliques et des personnes en cours de sevrage.

Pour doctissimo.fr, le chardon-Marie  est aussi exploité pour traiter certains troubles menstruels, comme les règles abondantes, mais aussi les varices et les congestions de la vésicule biliaire et des reins. Aujourd’hui, il permet de lutter contre l’insuffisance hépatique.

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