Le quinquina, géniteur de la chloroquine, un puissant antiviral négligé?

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A l’origine de la chloroquine dont est tirée la quinine pour combattre le paludisme, il y a l’écorce du quinquina (Cinchona officinalis) qui est un petit arbre qui pousse en Afrique tropicale et surtout au Pérou.

L’écorce du quinquina a toujours été utilisée par les Africains pour soigner le paludisme. Certains Africains, nés dans les années après l’indépendance, qui ont grandi en Afrique, se souviennent qu’ils devaient boire presque toutes les semaines un liquide très amer à titre préventif contre le paludisme. Cette potion n’était rien d’autre que l’écorce du quinquina, dont la molécule appelée chloroquine, a été transformée dans des laboratoires pharmaceutiques pour devenir Nivaquine ou Quinimax en Europe, et Aralen en Amérique du Nord.

La nature a donc mis à notre portée, sans que nous y portions beaucoup d’attention, le quinquina dont l’écorce sert à la fabrication des antipaludéens pour nous protéger ou nous soigner contre le paludisme. De plus, les services de santé publique en Europe et en Amérique du Nord conseillent à leurs ressortissants, désireux de se rendre en Afrique, de prendre des médicaments à base la chloroquine à titre préventif contre la malaria. Donc, la chloroquine est utilisée par les hommes depuis plusieurs dizaines années.

Le quinquina est-il une solution contre certains virus?

Aujourd’hui, avec l’apparition des virus dans le monde, les scientifiques semblent s’intéresser, avec beaucoup plus d’attention que d’habitude, à la chloroquine qui aurait des effets positifs en termes de réduction de charge virale. Des essais sont menés en ce moment à ce sujet en France, aux États-Unis et au Canada pour ne citer que ces trois pays, auprès de malades atteints du coronavirus.

En médecine traditionnelle et en physiothérapie, le quinquina est considéré avoir les vertus positifs contre les affections suivantes :

  • anémie, désordres gastro-intestinaux, fatigue, fièvre et crises de paludisme;
  • irritations et infections localisées au niveau de la gorge, utilisé en gargarismes;
  • crampes et douleurs liées à l’arthrite;
  • démangeaisons cutanées;
  • troubles digestifs;
  • pellicules du cuir chevelu.

Le témoignage d’un consommateur

Le célèbre bassiste international camerounais Richard Bona, dans un Facebook live du 3 avril 2020, racontait comment tout petit dans son village, son grand-père lui faisait boire une décoction amère à base d’écorce d’arbre à titre préventif contre le paludisme. Le 4 avril, il a publié une photo de cette écorce qui ressemble beaucoup au quinquina.

Le quinquina se consomme en infusion, poudre ou sirop. Cependant, le consommer à une forte dose peut mener à un coma.

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